Posts Tagged ‘Fernando Costa’
3×9=27 : VERSION SEPIA OU MULTICOLORE / IN SEPIA OR MULTI-COLOURED
Vendredi, janvier 4th, 2013Du cuir et du fil de métal : c’est l’association de matières qui a suscité l’atmosphère de ce petit thème à l’intérieur de la ligne 3×9=27. Le cuir ramène toute une ambiance de travail ouvrier, de matériaux bruts et résistants. A l’inverse, le tissu à fil de métal a un aspect naturellement froissé et une patine qui adoucit le motif et restitue son côté “usé”.
Leather and wire: The combination of these materials has created the special atmosphere of a sub-theme which is part of the 3X9=27 line of garments. Leather recalls the atmosphere of blue-collar work, made of hard-wearing raw material. Conversely, the wire fabric has a naturally crumpled aspect and a patina which softens the patterns and renders “faded” colours.
Autre piste explorée par l’équipe créative : celle de la couleur !
Reprise telle qu’elle est exploitée dans l’oeuvre de Costa, elle s’affiche en imprimé all over, sur des matières extensibles pour un meilleur confort, et souvent associée à une petite dentelle ou à une résille très féminine pour un effet de contraste réussi !
Another track has been explored by the creative team: the colour track!
Repeated just has they appear in Costa’s work, colours are showcased on prints all over and on extensible fabrics that are more comfortable, often combined with lace or netting to be even more feminine and to successfully contrast!
| Dans une démarche plus interprétative, l’équipe créative a prélevé différentes couleurs dans la toile, qui ont été débarrassées de toute écriture ou symbole et réorganisées en grands aplats qui peuvent évoquer l’univers visuel de Piet Mondrian, mais rappellent également tout un pan du travail de Costa lui-même (exemple ci-contre).
The creative team have approached a new interpretation by taking different colours out of the painting and extracting all designs or patterns from them. They have then reorganised large flat tints that evoke Piet Mondrian’s visual world. They also completely render a side of Costa’s work (as shown opposite). |
Du côté du tricotage, le jacquard a permis d’inventer un motif complexe de ponts et de viaducs très “raccords” avec l’univers de Costa, associé à une petite rayure qui apporte du dynamisme et de la finesse à l’ensemble.
As far as knitting is concerned, the Jacquard weave allowed to create a new complex pattern made of bridges and viaducts that match perfectly to Costa’s world. The pattern is combined with a small stripe that brings delicacy and dynamism to the whole.
3×9=27, L EQUATION COSTA / 3×9 = 27, THE COSTA EQUATION
Vendredi, décembre 28th, 2012LES DELICES DE LUCIANO / LUCIANO’S DELIGHTS
Lundi, août 6th, 2012La collection hiver 2012 est en ligne, dans les rayonnages de nos points de vente et dans les vitrines de notre réseau Aventures des Toiles : il est grand temps de la présenter sur ce blog !
The winter 2012 collection is available on-line as well as on our retailers’ shelves or in our Aventures des Toiles’s showcases: so it is about time it was presented on our blog!
Pour cette nouvelle saison, 7 artistes ont donc à nouveau inspiré l’équipe créative, certains signant une première collaboration avec la marque et d’autres renouvelant l’expérience.
For the latest season, 7 artists have once again brought inspiration to our design team. Some of them have contributed to the brand’s concept for the first time while some others have repeated the experiment.
… et le Jardin des Délices, de Luciano Di Concetto :
… and Luciano Di Concetto’s Garden of Earthly Delights :
Parenthèse ludique dans le travail de l’artiste, cette toile est une véritable explosion de couleurs, qui a suscité de nombreuses pistes à explorer chez nos stylistes. Plutôt que de brider leur imagination pour ne se cantonner qu’à un seul thème, celles-ci ont au contraire préféré laisser libre cours à leur inspiration, donnant ainsi naissance à mille et un petits thèmes qui sont autant d’interprétations différentes de la toile.
A playful digression within the artist’s works, this painting offers a genuine outburst of colours which gave rise to many different tracks for our stylists to explore. So instead of the curb that only one theme would have brought, they decided to let their inspiration go and created thousands of sub themes that are each a different interpretation of the painting.
Autre partie du tableau, autre ambiance : ce sont les teintes très mélangées de certains petits ronds du tableau qui ont inspiré à l’équipe du style un mini thème à l’ambiance japonisante, qui peut évoquer les univers du manga et du kawaii.
A different part of the painting, a different atmosphere: mixed colours taken from the little circles in the painting have led the stylists to a sub-theme where the Japanese atmosphere recalls the Kawaii and Manga culture.
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Autre variante : un thème plus classique, sobre et habillé, avec une dominante noire et un rappel des couleurs de la toile sous la forme de broderies ou de découpes laser. Tout ce petit thème en maille a été tricoté dans nos ateliers de Bourgogne.
A more classical version of the painting: plain and smart, mainly black with touches of colours from the painting on embroideries or laser cuts.
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Toutes les photos sont de Jean-Luc PETIT.
All the photos are by Jean-Luc PETIT.
Fernando Costa : un artiste en action /an artist in action
Jeudi, novembre 10th, 2011
Lors d’une visite à l’atelier de Fernando Costa, nous avons eu la chance de pouvoir assister à une démonstration de sa manière de travailler.
Voici donc un petit reportage photo qui retrace les différentes étapes de la création d’une œuvre. Car au-delà de la “vision” de l’artiste et de son inspiration, la naissance d’un tableau ou, dans le cas de Fernando Costa, d’une “tôle”, passe par des gestes très concrets – et parfois par un engagement physique impressionnant.
During our visit at Fernando Costa’s workshop, we were lucky enough to attend a performance on the way he works.
So here is a short photo report recounting the different steps of how a piece of work is designed. For beyond the artist’s “vision” and inspiration, the rise of a painting – or of a “sheet” as far as Fernando Costa is concerned- goes through very practical movements, and sometimes even through an impressive physical commitment.
Pour commencer, Fernando Costa sélectionne le panneau qui constituera le cœur de son œuvre. L’abondance des matières premières lui laisse le champ libre : tout au long de l’année, au gré des occasions qui se présentent, des trouvailles inattendues ou des commandes passées par des amateurs d’art, Fernando Costa récupère des panneaux usagés, des plaques de rues rouillées et cabossées, ou encore… des mobylettes hors d’état de rouler, à immortaliser en pièces détachées !
To start with, Fernando Costa selects the panel which will be at the centre of his work of art. The richness of raw material gives him a free hand: all through the year, according to opportunities coming his way, unexpected finds or special orders from art lovers, Fernando Costa collects used panels, rusted street signs or even… mopeds that are out of use and which will be immortalized as spare parts!
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Une fois les morceaux obtenus, il faut encore en lisser les arêtes à la ponceuse, puis les disposer sur le support en métal lisse, et les souder à l’arc, au fur et à mesure. C’est cet instant qui requiert le plus de concentration de la part de l’artiste: emplacement, inclinaison, contraste des couleurs, formes : tout doit être pris en compte. Fernando Costa nous explique que lorsqu’il est seul, il s’extrait du monde qui l’entoure en passant en boucle une unique chanson pendant des heures.
Once the pieces are achieved, their ridges are sanded and they are placed on a smooth metal base where they’ll be arc- welded bit by bit. That is the moment demanding the entire artist’s concentration: location, tilt, colour contrast, shapes: everything has to be taken into account. Fernando Costa explains that when he is on his own, he escapes from the world keeping on listening to the same one song for hours.
| Fernando Costa penché sur son arc à souder. Puis en pleine réflexion. Fernando Costa arc welding; then deep in thoughts. |
Work in progress Work in progress |
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Pour en voir davantage sur Fernando Costa et son travail, de nombreuses vidéos de l’artiste sont publiées sur son propre site internet : http://www.atelier-costa.com/costa-atelier.html To see more on Fernando Costa and his work, you’ll find many videos posted on his website: http://www.atelier-costa.com/costa-atelier.html Et pour achever cet article sur une petite devinette : au cours de cette visite, Fernando Costa nous a confié un secret… A votre avis, dans la photo ci-contre, que signifient ces chiffres que l’on voit apparaître une multitude de fois dans l’atelier de l’artiste ? Venez en discuter avec nous sur facebook ! We’ll complete this article with a short riddle: during our visit, Fernando Costa told us a secret… On the opposite photo, what do you think the figures appearing many times in the artist’s workshop mean? Come and chat on it on facebook!
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http://www.facebook.com/aventuresdestoiles
Fernando Costa : l homme au talent d art / a man with the Talents for Art
Lundi, octobre 31st, 2011
Après l’épopée de l’Artiste invité, voici l’œuvre d’un artiste atypique dont les productions ultra-colorées ont permis d’imaginer une ligne au caractère très affirmé.
After the Invited Artist‘s epic, now comes the works of an atypical artist, whose ultra-colourful productions have given way to a well-asserted garment range.
Panneaux indicateurs, plaques de rues, morceaux de tôle mis au rebut…
Sous les mains de Fernando Costa, la ferraille se transforme en or, l’utilitaire en art.
Signposts, street signs, sheet metal for disposal…
In Fernando Costa’s hands, scrap metal is turned into gold, utility into art.
Tout commence par un sacrifice : plaques et panneaux sont dépouillés de leur dimension usuelle à grands coups de cisailles. Le ponçage des arêtes à la disqueuse parachève la transformation. Voici maintenant le moment de l’union : poste à souder en guise de goupillon, l’artiste consacre la fusion entre le support de tôle encore lisse et les morceaux de panneaux. Forme, taille, couleur et inclinaison, l’alchimie opère : ressuscitée, la matière devient œuvre.
It all starts with a sacrifice: plates and panels are violently stripped of their usual purposes with wire cutters. A sanding of the ridges completes the transformation, and it is time for the union: using his welding machine as a sprinkler, the artist devotes the coalescence between the smooth sheet metal support and pieces of signposts. Alchemy operates between shape, cut, colour and tilt. As if resurrected, material then becomes a piece of art.
Ses « tôles » comme il se plaît à les appeler, sont à l’image de Fernando Costa : exubérantes et multicolores ou monochromes et graves, ironiques et subversives ou plus abstraites et existentielles. Toutes, en revanche, sont composées avec une précision sans concession. Car Fernando Costa a l’art de faire cohabiter les extrêmes. Dans son atelier d’une austérité monacale, l’artiste prend plaisir à étourdir son visiteur sous un bagou jubilatoire et malicieux, qu’il conclut presque inévitablement par une pirouette : « Je parle beaucoup mais faut pas tout croire ! ».
His “sheets”, as he likes calling them, are a reflection of what Fernando Costa is: at turns exuberant and multi-coloured or monochromatic and solemn, wry and subversive or more abstract and existentialist. Nevertheless, all of them are assembled with uncompromising and accurate precision. Fernando Costa knows how to make extremes coexist. In his workshop of monastic austerity, the artist enjoys entertaining and stunning visitors with exhilarating and mischievous glibness; almost always rounding off with a pirouette: “I talk a lot, but you shouldn’t believe everything I say!”
Chez lui, le véridique prend d’ailleurs des allures de fables. Comme l’histoire de ses parents qui, accompagnés de leurs cinq enfants, parcoururent à pied le trajet qui les menèrent du Portugal de Salazar jusqu’à la France. Deux ans plus tard, comme s’il était le fruit de cette volonté de vivre en liberté, Fernando voyait le jour. Lui aussi sillonnera le monde pour un temps avant de prendre une décision radicale : à 27 ans, Fernando Costa, steward à bord du Queen Elizabeth II, abandonne tout pour se consacrer à l’art.
In the man, truth looks like a tale; as does the story of his parents who walked all the way from Salazar, Portugal to France, together with their five children. Two years later Fernando was born, as if he had been the fruit of this lust for a life of freedom. He also criss-crossed the world for a while, before making a drastic decision: at the age of 27, Fernando Costa, steward aboard the Queen Elizabeth 2, gave everything up to focus on art.
| Ici, Fernando Costa en-dessous de sa toute-première oeuvre. Fernando Costa underneath his very first work of art. |
Comme en réaction aux uniformes et à la discipline, Fernando Costa décide de récolter sa matière première parmi les panneaux indicateurs de la DDE : sens interdit, limitation de vitesse, stop et interdiction de stationnement, les contraintes seront désormais le support de sa créativité !
In response to uniforms and discipline, Fernando Costa decided to collect his raw material among signposts from the Departmental Directorates of Equipment: no-entry signs, speed limits, stop signs, no-parking signs, and from then on, constraints have been the support for his creativity!
L’artiste raconte que l’idée des panneaux lui est venue sur une aire d’autoroute à proximité de Los Angeles, en voyant une petite famille retourner un panneau pour s’en faire une table de fortune. Mais l’idée de travailler un jour à partir de morceaux de ferraille lui trottait dans la tête depuis l’âge de 14 ou 15 ans, lorsqu’il tomba par hasard sur un reportage télé consacré à César. Et, ajoute-t-il dans un clin d’œil, un deuxième reportage montrant l’artiste dans la société chic parisienne, l’assiette bien garnie et le verre plein, l’aurait définitivement convaincu de tenter sa chance !
The artist tells that this idea of signposts came to him while watching a family turning a signpost into a table on a motorway picnic area near Los Angeles. Yet, the idea that he would one day work from scrap pieces had been in his mind since he happened to watch a TV report on César, when he was 14 or 15 years old. He adds with a wink that another report showing the artist among the high Parisian society with a full plate and a full glass convinced him for good that he should try his luck!
Après de dures années dont il tient à se souvenir, Fernando Costa se réjouit de connaître à présent le succès. Sa trajectoire évoque la parabole des talents d’or : avec sa seule conviction comme mise de départ, il a su moissonner son don et il expose aujourd’hui en France et en Angleterre, en Suisse et en Belgique, en Chine et aux Etats-Unis.
Fernando Costa wants to remember the tough years now that he is enjoying success. His career recalls the Parable of the Talents: with only his conviction as a starting bet, he has succeeded in harvesting from his gift. Today, he has exhibitions in France and England, in Switzerland and Belgium, in China and the United States.













































